Camille, à Monfavet les murs sont bien trop durs
A tes mains fatiguées, à tes pensées moroses,
Pour sculpter autre chose que des rêves de glaise.
Sous un soleil de braise, un ciel peut être obscur,
Même ici en Provence où reviennent les trains,
Tous chargés de blessés, de malheur et de boue.
Camille tu as faim, du corps et de l'esprit ;
Dans l'asile des fous, se referment sur toi,
Les murs scélérats de cette ingrate pierre.
En y posant les mains par moments tu la pries,
De s'écarter encore en mémoire d'hier,
Quand le marbre était doux sous les yeux de Rodin.
Puis le miroir se brise et les barreaux d'airain,
Se souviennent de toi qui leur donnas la vie,
Et en fit des amants qui valsent sous tes doigts ;
Ils s'arrachent des murs et tu fuis dans la brise,
Deviens l'oiseau de mer esprit de liberté,
Qui s'en ira sculpter tout là-haut les nuages...
Christian Gastou
(Offert et extrait du recueil de poésie "Gaïa"
de Christian Gastou
aux Editions "Oasis des artistes" )
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Pastel sec sur canson
format 60 x 45 brut
80 x 60 encadré
( le prix demandé est avec le cadre et
la marie-louise )
Date de publication : 12 février 2011 14:51
Taille : 700x521px (209Ko)